sexualite-masculine

Par Florence Giannetto

La sexualité de l’homme est en mouvement dans une dynamique fluctuante et « imparfaite ».

A l’adolescence, l’homme se voudrait « tout puissant ». A travers ses échanges avec d’autres adolescents et les informations qu’il peut trouver sur les réseaux sociaux et internet, il se construit une idée d’une sexualité sans échec possible.

Les supports vidéo, la radio peuvent lui donner une image déformée ou idéalisée de la sexualité.

C’est au moment de la rencontre avec (le) ou (la) partenaire sexuel que se joue la confrontation avec la réalité. Au travers de la découverte des deux corps (érotisation) se joue un ensemble de facteurs multimodaux dans les dimensions cognitive, émotionnelle et comportementale.
Dans les croyances qui traversent le temps, c’est l’homme qui doit savoir comment se comporter et qui doit être performant. Des injonctions qui installent des contraintes où il y a peu de place pour le lâcher-prise et l’ouverture à la créativité.
L’homme a tendance a rechercher des informations ou une vérité sur la sexualité à travers ce qu’il peut trouver sur le Net ; or ces images reflètent souvent soit un embellissement, soit une exagération de la réalité. Ceci induit des représentations mentales qui vont influer sur sa façon de s’investir dans la relation amoureuse et sexuelle.
L’homme a un rôle moteur dans sa double identité amoureuse et sexuelle :
maintenir le plaisir mutuel en pénétrant et soutenir la dimension affective en s’abandonnant.
En tant que sexologue clinicienne, j’entends chez mes patients masculins le besoin de trouver satisfaction en voulant combler leur partenaire sexuelle par le plaisir partagé et aussi la nécessité pour eux de s’affirmer virilement . C’est souvent à travers le regard et les réactions de leur partenaire qu’il vont qualifier leur expérience et la valoriser ou non. Une réaction jugée comme négative peut entraîner chez eux une anxiété de performance , laquelle peut favoriser l’apparition d’un trouble sexuel (trouble érectile, éjaculation prématurée …)

La plupart de ces troubles sexuels peuvent être résolus grâce à des séances chez un sexothérapeute.

Nous allons ici proposer une des nombreuses façons d’aider un patient à développer ses capacités sexuelles, en s’appuyant sur le Tao Curatif, issu de la médecine chinoise et introduit en France par Mantak Chia.
Il est généralement admis que la femme est multi-orgasmique alors que l’homme ne l’est pas.
Il peut donc arriver que, après une relation sexuelle réussie, la femme montre à son partenaire le désir de recommencer, mais que celui-ci soit incapable de la satisfaire.
Ceci peut entraîner un sentiment de frustration chez la femme et une angoisse d’échec chez l’homme.
Or le Tao curatif enseigne que l’homme peut être multi-orgasmique.
La plupart des hommes associent leur orgasme à l’éjaculation, alors qu’il leur est possible d’avoir du plaisir sans éjaculer.
C’est d’ailleurs courant chez les garçons pré-pubères : ils peuvent avoir des érections et se masturber jusqu’à l’orgasme.
Le Tao curatif décrit des exercices basés sur la relaxation, la respiration, les mouvements du corps, qui amènent progressivement l’homme à prendre conscience de son corps et à mieux maîtriser ses érections et ses éjaculations.
Ces exercices se pratiquent seul ou avec un(e) partenaire et peuvent être considérés comme des jeux sexuels.
On trouvera une bonne introduction en la matière dans le livre : L’homme multi-orgasmique, l’énergie sexuelle masculine de Mantak Chia et Douglas Arava, aux éditions Guy Trédaniel.

 

Pour en savoir plus…
Florence Giannetto est psychothérapeute, sexologue et Gestalt-Thérapeute
Pour toute information, vous pouvez la contacter au : 06.80.38.84.95 – florgin@wanadoo.fr
http://www.psychotherapeute-giannetto.com/

 

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