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Comme la plupart des fruits, les fraises fournissent des antioxydants qui réparent ou réduisent les dommages fait à notre ADN par les radicaux libres. Mais les fraises vont plus loin, elles inhibent fortement la formation de composés cancérogènes, les nitrosamines qui se forment dans le tube digestif lorsqu’on ingère des nitrites ou nitrates et des protéines (aminés).

Les nitrosamines apportées en particulier par les charcuteries, sont accusées de provoquer des cancers digestifs. Les fraises possèdent la capacité d’inhiber jusqu’à 70% la formation de ces agents cancérogènes. C’est la raison pour laquelle, il nous faut être très vigilant sur la qualité des fraises que nous consommons.

En effet, victime de sa popularité, la fraise, ce fruit « gourmand » et si bon à la santé (lorsqu’il est cultivé dans des conditions normales) est une valeur sûre pour toutes les spéculations les plus malsaines mettant en danger des vies humaines et l’équilibre de la planète.

Fraises

D’ici à la mi-juin, la France aura importé d’Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler des « fraises » ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d’être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d’ailleurs à peu près le goût des tomates…

Ces fraises sans saveur qui se bradent à 2 ou 3 euros le kilo parfois moins, ont parcouru 1500 km, ayant poussées dans le sud de l’Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l’une des plus fabuleuses réserves d’oiseaux migrateurs et nicheurs d’Europe.

Ce qu’ont découvert les envoyés spéciaux du WWF-France et ce que confirment les écologistes espagnols, illustre la « mondialisation bon marché » : cette agriculture couvre six mille hectares et empiète sur le parc national en toute illégalité « tolérée », seulement 60% des cultures sont autorisées, le reste étant des extensions sauvages « acceptées ».
Les plants sont produits chaque année in vitro et placés dans des frigos simulant l’hiver pour accélérer leur production. Replantés dans une terre où la microfaune est détruite au bromure de méthyle (poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d’ozone) et  à la chloropicrine (poison dangereux composé de chlore et d’ammoniaque, bloquant les alvéoles pulmonaires).

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale, transforment en savane sèche une partie de cette région d’Andalousie, entraînant l’exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu’une trentaine dans la région, 2000 hectares de forêt ayant été rasés pour faire place aux fraisiers.

La saison est terminée au début du mois de juin. Les 5000 tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n’importe où, soit brûlées sur place. Que penser lorsque l’on sait que les magasins et grandes surfaces qui proposent ces fraises, nous vendent les sacs plastiques sous prétexte que cela pollue la planète !

Qui s’en soucie ?

Les producteurs de fraises emploient des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, se réchauffant en brûlant les résidus des serres en plastiques recouvrant les fraisiers l’hiver. Ces mêmes personnes souffrant presque tous de maladies pulmonaires dues aux émanations nocives.
Mais les industriels espagnols ont déjà prévu un nouveau territoire d’implantation lorsque celui-ci sera ravagé (et l’on gage que cela ne sera pas dans des décennies). La production commence à s’implanter au Maroc. Avant la Chine, d’où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises…

Article rédigé à l’aide de sources issues de : Politis – Claude-Marie Vadrot

 

 

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