29 Nov 2014 - Mallawy stickfighting school show at Falaki Theatre, AUC, Cairo.

École de Mallawi et les Arts du Bâton de la Haute-Egypte

Mise en scène : Hassan El Geretly – Création lumière : Camille Mauplot

Du samedi 10 au dimanche 18 mars 2018

L’art égyptien du bâton se dévoile pour la première fois hors d’Egypte et s’installe au musée du quai Branly – Jacques Chirac pour 6 représentations du 10 au 18 mars 2018.
Dans une création inédite et contemporaine, les artistes du Centre Medhat Fawzy de Mallawi présentent au public français le tahtib ou l’art du batôn, discipline singulière, à la fois joute, danse et art martial.

Un événement collectif traditionnel aux origines encore mystérieuses où la pratique puise autant dans les formes culturelles nilotiques que bédouines.

Profondément ancré dans la mémoire collective du pays, l’art du bâton se célèbre principalement dans les villages de Haute et Moyenne Égypte. Inconditionnelle des fêtes, cette pratique est très visuelle : le public, les musiciens et les jouteurs se placent en cercle.
Les duels de moins d’une minute s’exécutent à tour de rôle. Les hommes armés d’un bâton de rotin d’un mètre trente de long se saluent et se toisent avant de s’exprimer au cours d’un bref assaut. Les musiciens orchestrent les différentes phases de la session et posent le rythme en dialoguant avec les jouteurs. Les sons aigus tirent par exemple les combattants vers le haut et les sons graves vers le sol. Le public, quant à lui, a un double rôle : il soutient les lutteurs et garantit le bon esprit de l’événement.
29 Nov 2014 - Mallawy stickfighting school show at Falaki Theatre, AUC, Cairo.
Cet art martial dans lequel l’esthétique a une grande place n’est pas un simple duel, c’est un art cérémonial.
Quand les lutteurs joutent – souvent en musique – ils ont une conscience particulière de l’espace et reproduisent de nombreux gestes, reflet du profond lien entre le profane et le sacré en Égypte.

Origines du Tahtib (art du bâton)  

La pratique traditionnelle du tahtib porte le nom complet de fann elnazaha oua l-tahtib, littéralement « l’art de l’accomplissement et du bâton ». Le terme « nazaha » a un champ sémantique assez large, il implique la droiture, l’intégrité, l’incorruptibilité, la souplesse, la subtilité, la compréhension, l’ouverture et l’esprit chevaleresque. C’est un art qui qualifie « l’homme accompli ».
Le tahtib pourrait résulter d’une longue évolution dont les racines remontent au moins à l’Ancien Empire pharaonique d’il y a 4500 ans.
Sur le site d’Abousir, au sud des pyramides de Giza, des bas-reliefs du complexe funéraire de la pyramide de Sahourê (vers 2450 avant notre ère) offrent des représentations d’entraînement de l’armée du pharaon au bâton.
Ces bas-reliefs représentent des tenues de bâton et des postures corporelles absolument identiques à celles que l’on retrouve dans les joutes du tahtib contemporain. Cependant, rien n’atteste formellement d’une filiation directe du tahtib
connu de nos jours et les pratiques pharaoniques.
Une autre hypothèse relierait cet art à des origines arabes car dans les régions égyptiennes où le tahtib est intensément pratiqué, se trouvent des populations qui se revendiquent d’une ascendance bédouine ou arabe, par opposition à une ascendance égyptienne ou nilotique. Ses praticiens lui veulent ainsi une origine arabe.
Aussi dans certains endroits, près de Louxor notamment, parallèlement au tahtib,
se pratiquent également des joutes équestres au bâton issues des traditions bédouines de la chevalerie arabe.
29 Nov 2014 - Mallawy stickfighting school show at Falaki Theatre, AUC, Cairo.

Le centre Medhat Fawzy

Medhat Fawzy était l’un des plus grands jouteurs de la Haute Egypte, héritier désigné de la tradition à laquelle il aura dédié sa vie. L’École qui porte son nom forme des artistes et transmet depuis plus de 20 ans cette forme d’art singulière.
Situé dans la petite ville de Mallawi, à 250km au sud du Caire, le Centre
Medhat Fawzy, fondé en 1996, est un lieu unique dans le paysage artistique égyptien.
Né de la collaboration avec la compagnie de théâtre El Warsha, dirigée aujourd’hui par Hassan El Geretly, dont Medhat Fawzy faisait partie, le Centre est installé dans un sublime cinéma anglais abandonné datant des années 1940.
À Mallawi, l’entraînement régulier et la formation de nouvelles générations ont constitué un vivier de praticiens aguerris dont est issue la meilleure troupe de
tahtib en activité.
29 Nov 2014 - Mallawy stickfighting school show at Falaki Theatre, AUC, Cairo.
Distribution
Direction artistique : Hassan El Geretly
Chorégraphie : Dalia El Abd, Ibrahim Bardiss
Danseurs/jouteurs : Mahmoud Auf – Abdel Rahman Said – Tarek Gamal Mohamed – Fathy – Ahmed Khalil – Karim Mostapha – Ibrahim Omar – Mohamed Ramadan – Alaa’ Braia’ – Mahmoud Aziz – Omar Ibrahim – Islam Mohamed
Direction Musicale : Gamal Mess’ed
Musiciens : Gamal Mess’ed / Darbouqua – Ahmed Khalil / Darbouqua – Hamada Nagaah / Mizmar- Ibrahim Farghal / Mizmar – Ahmed Farghal / Tambour
Mise en lumière : Camille Mauplot
Production : Henri Jules Julien

6 représentations du samedi 10 au dimanche 18 mars 2018 (1h15) :

Samedi 10 mars, 19h
Dimanche 11 mars, 17h
Jeudi 15 mars, 20h
Vendredi 16 mars, 20h
Samedi 17 mars, 19h
Dimanche 18 mars, 17h

LAISSER UN COMMENTAIRE

Laisser un commentaire
Merci d'indiquer votre nom