Par Florence Giannetto

Naître Femme …
Nous enseigne le don de laisser vivre la dimension puissante de notre féminin et la dimension protectrice liée à l’image maternelle qui vit en chacune de nous.

La sexualité voue à être honorée dans ces deux aspects qui ne s’opposent pas mais au contraire se rencontre dans l’amour et le plaisir.
Prendre soin de sa sexualité est un rendez-vous avec soi-même et avec celui (ou celle) qui donne corps au désir charnel, incarné et heureux pour un  bien-être partagé.

La baisse du désir peut intervenir à tout âge et pour des raisons psychologiques ou  sociales. La femme a tendance à taire à elle-même ou aux autres, cette difficulté qui pourrait être passagère si elle était identifiée et prise en charge à temps.
Tout d’abord, une définition : en sexologie, elle est nommée « désir sexuel hypo actif » ou « baisse de libido ».

Et est caractérisée par :

– une déficience ou une absence de fantaisie sexuelle et de désir pour les activités sexuelles,

– de la souffrance chez la personne et/ou son entourage,

– la notion de plaisir a disparu ou est fortement diminuée dans un contexte particulier ou généralisé.

Quelques exemples :

Suite à un accouchement, il est fréquent que la femme soit plus préoccupée par l’investissement dans la relation à son enfant et néglige ses désirs de femme.

Dans certaines familles, l’éducation sexuelle est absente, voire négative. Le désir n’est pas conscientisé, donc sans place pour s’exprimer et s’épanouir.

Des expériences traumatiques vécues au cœur de l’intimité corporelle (un inceste, une agression sexuelle, un viol) peuvent entraîner un rejet, du dégoût pour toute activité sexuelle. La sexualité peut être culpabilisée.

La genèse du désir

Le désir n’est pas inné, il est à différencier de l’attraction sexuelle.

Désirer n’est pas spontané dans une vie mais se construit dans l’élaboration de la relation intime, il peut naître d’un coup de foudre ou s’installer progressivement dans la continuité d’un lien ou de la satisfaction mutuelle.

Les causes de la baisse de la libido

Une des raisons pour lesquelles le désir s’étiole est souvent le manque de temps à consacrer au conjoint (personne n’est au rendez-vous !).

Lorsque l’un des partenaires tient pour acquis que le socle de son couple est solide et « réussi » grâce à la sécurité affective qui le nourrit. Un manque de communication et un manque d’expression des besoins de chacun.

La  fatigue et/ou le stress, peuvent intervenir également dans la diminution du désir.

Les éventuelles mésententes peuvent créer des incompréhensions et ainsi éloigner le couple.

Le rôle du sexologue clinicien

Il est l’interlocuteur privilégié (le plus apte) à aider à résoudre les difficultés sexuelles (non organiques) et le spécialiste des  troubles de la sexualité .Il reçoit lors de consultations en individuel ou en couple. Le cadre confidentiel et respectueux du professionnel permet  un espace de confiance aux personnes qui n’ont jamais osé parler. Habilité à faire une évaluation, un diagnostic et un traitement  des dysfonctions sexuelles, il pourra utiliser différentes approches de thérapie.

Les solutions

La différence de désir dans le couple est le problème majeur abordé en consultation. Plusieurs facteurs permettent d’expliquer ce phénomène chez les patientes. Des rapports douloureux révèlent un problème physique (dyspareunies) générant souvent un comportement d’évitement vis à vis du partenaire.

Un stress, une fatigue chronique consécutive à l’éducation des enfants, aux problèmes économiques, freinent ou empêchent également l’accès au plaisir.

L’origine du trouble sera analysé et expliqué en tenant compte des antécédents historiques de chacun tant sur le plan  psychologique que sexuel (analyse fonctionnelle).

Dans le cas des blocages physiques, le traitement consistera à reprendre contact avec ses sensations, soit en utilisant son imaginaire (un scenario positif ou la femme éprouve du plaisir), soit en utilisant des techniques de lâcher-prise telles que la pleine conscience, la sophrologie…

Dans le cas de blocages psychologiques, le traitement sera la Gestalt et/ou les thérapies cognitivo-comportementales (restructuration cognitive).

Si la difficulté provient d’une dysfonction  dans le couple, j’utiliserais des techniques de thérapie de couple tel que l’IBCT: (thérapie comportementale intégrative de couple) qui permet de rétablir une meilleure communication au sein du  couple, dans la compréhension des différences de chacun et dans leur acceptation.

Florence Giannetto

Psychothérapeute, sexologue et Gestalt-Thérapeute
06.80.38.84.95 – florgin@wanadoo.fr
http://www.psychotherapeute-giannetto.com/

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